Il fait si froid, tout est si gris ;
tout est triste ; rien ne sourit.
La vie est comme arrêtée
dans la torpeur précipitée.

Les arbres sont tout dévêtus ;
même les oiseaux se sont tus.
Ils sont perdus dans la grisaille.
Ils se cachent dans les murailles.

Ils craignent les représailles
du froid qui les assaillent.
Alors ils se blotissent
au creux de quelques bâtisses.
Ils cachent sous leurs ailes
du printemps les ritournelles.

Oui ils attendent le beau temps,
les premiers signes du printemps,
ils attendent la douce brise,
de la nature la bise
qui d'un souffle doux caresse
le monde de sa tendresse.
Ils attendent les prémisses,
que l'herbe reverdisse,
vertes premisses du printemps ;
déjà ils sont presque contents.

Ils attendent, ils espèrent
ces beaux jours salutaires.
Ils seront les premiers, toujours,
à saluer les plus beaux jours.
Michèle