Le monde est un grand corps faible, douloureux
car il ne sait plus, dès lors, être amoureux.
Il frappe, il cogne, il crie et il pleure ;
il ne sait plus goûter, savourer ses heures.

Il souffre et il a mal dans tout son être.
Il ne sait plus apprécier le bien être
de la vie, le bien être de vivre heureux ;
il ne sait plus que souffrir et être malheureux.

Il se blesse, étouffe et agonise ;
de son être, il se désolidarise.
Amputé, il ne peut lever les bras au ciel
pour retrouver son énergie, homme véniel.

Aveugle, il ne peut plus voir autour de lui
la nature,les gens et le soleil qui luit.
Sourd, il ne peut écouter la voix de son coeur
qui l'encourage si fort à moins de rancoeur.

Muet, il ne parvient plus à parler d'amour.
Sa bouche est désormais fermée à l'amour.
Paralysé, mourant, incapable d'agir.
Amorphe, il n'arrive plus à réagir.


Malade, atteint, agressé, contaminé,
il ne voit plus le mal qui a pu le miner
et le ronger peu à peu de l'intérieur.
Insconcient, il est son propre diable rieur.


Assassin, tueur, voleur, menteur, destructeur,
de son grand malheur, il est l'illustre auteur.
Masochiste, à loisir il se trucide.
Monstre d'ingratitude, il se suicide.



Il détruit tout, sa vie, son coeur, son âme.
Son être est en feu ; son coeur est en flammes.
Animé seulement d'orgueil et d'envie,
il ne respecte plus le sens de la vie.