Imperceptiblement le soir, tombe le jour.
Il en est ainsi depuis le premier jour.
Le jour cède la place à la pénombre ;
peu à peu les êtres deviennent des ombres.

Plus timide, frèle, la luminosité
est très vite envahie par l'obscurité.
Cette lumière de joie nous abandonne ;
c'est comme une punition qu'elle donne.

A petits pas avance le crépuscule ;
petits pas mesurés, ils sont minuscules.
Puis, assez rapidement, voilà la vraie nuit
qui ôte cette hésitation, cet ennui.

Et tendre, comme pour se faire pardonner,
une kirielle d'étoiles va nous donner.
Etoiles si présentes et si lointaines,
vous nous redonnez l'espoir, quelle aubaine !
Michèle