Les êtres humains sont des ombres si pâles
des fantômes très tristes dans un dédale...
Ils vont, ils viennent, ils errent le plus souvent
portés par le tourbillon, portés par le vent.

Que font-ils ? Où vont-ils ? Toujours, ils s'agitent.
Leur vie est de courir, encore et vite
courir en vain, toujours après des chimères ;
leur bonheur est étroit, leur vie bien amère.

Ils croient vivre car ils s'acharnent si vite ;
ils croient vivre car bien souvent ils s'agitent
leur vie est mouvement ; leur vie est dans le vent.
Bouger encore et toujours, brasser du vent...

Car ils ne prennent plus le temps de réfléchir.
A cette difficulté,ne peuvent fléchir.
Penser est devenu un luxe inquiétant ;
ils préfèrent éviter : ils n'ont pas le temps !

Robots humains, ils se ferment à la pensée
s'activer sans cesse, toujours, c'en est assez !
Leu âme se ferme à toute faiblesse.
Ils n'ont qu'une coeur sec dénué de tendresse.
Michèle