Long, long, si long est le chemin,
mais quand donc reviendra demain ?

Je marche dans ma sombre nuit
bien au-delà de mes ennuis ;
je marche vers la lumière
avec ma joie tout entière.

Un espoir renouvelé,
un fort espoir de m'envoler
vers un univers inconnu
où alors, pauvre ingénue,
je déverserai en transes
toute mon espérance.

Je marche vers mon idéal
voulant ignorer les chacals
passant à traver les hommes
qui ne sont que des fantômes
errant, tristes et dociles,
soumis aux plaisirs faciles.

Je marche vers ma sombre nuit
où toujours ma lumière luit.
Michèle