La vie est faite de moments, gais ou tristes.
Généreux ou au contraire égoïste,
l'homme doit savoir partager son temps,
planifier son existence, son printemps,
morceler, scinder les heures qui s'égrènent,
ces heures dominatrices, souveraines.

L'homme est prisonnier du temps, de l'espace ;
dans la cage de sa vie il se déplace.
il s'agite comme pour dérober son temps
qui, accordé, octroyé pour quelques instants
humains, coule, défile éternellement,
calme, régulier, inexorablement.


Le Temps se moque bien de ses agitations ;
il se déroule sans fin, sans compromission ;
les secondes, les minutes et les heures,
les mois, les années, les siècles demeurent.


Le Temps existe, intemporel, il est Tout.
Incarcéré dans le Temps, le monde devient fou.
Gain de temps ou perte d'argent, d'activité,
sa vie ainsi, piteuse comptabilité,
est la pauvre image d'un marchandage,
d'une course effrénée vers un mirage.
Michèle