Elle n'occupe pas mon esprit mais demeure
toujours présente. Elle doit signer l'heure
de notre passage, de notre traversée.
Nous devons l'attendre car elle doit passer...

Violente ou fugace, rapidement
ou bien alors lente, alanguie, tardivement...
Elle efface d'un trait nos jours, notre vie.
Par elle, l'être disparaît ; il est ravi.

Matière, il st toujours là mais il n'est plus.
Il cesse de vivre, amas de chair, sans plus.
Inerte, en repos, sans vie, immobile.
Il est éteint, impassible et tranquille.

Calmes désormais, les soleils de son regard
ne brilleront plus. Ils resteront hagards,
ouverts sur le vide de la vie qui n'est plus,
fermés au monde, ils ne réagissent plus.


Le corps est là mais il a perdu sa flamme.
Le corps est là mais voilà qu'il n'a plus d'âme...
Michèle