Comme une plume au vent
s'envole, s'envole le temps
et projeté vers l'inconnu
le temps n'est jamais mis à nu.

Il s'enfuit vers son mystère ;
il s'enfuit donc solitaire ;
il s'enfuit dans l'immensité
dans une course inventée...

Il est là, impalpable ;
il est là, impérissable.
Il disparaît ; il est présent.
Immobile, il est absent.

Il se cache dans l'espace ;
on ne retient que ses traces :
heures, minutes, secondes,
piètres repairs qui grondent.

Heures,minutes, secondes,
faibles lumières sur l'onde,
phares humains illusoires,
phares humains dérisoires.

Bien au-delà des frontières,
il casse des barrières
se projette vers l'inconnu
dans l'éternité méconnue...
Michèle