Homme, tu évolues sur l'étroite plage
de ton existence qui fuit et enrage
de ne point pouvoir atteindre le grand large,
être contraint à vivre sur la marge
très courte de vie, sur le bord de l'univers
vide et peuplé mais tu es isolé tel un vers.

Tu vis là sur une frange, dans la ville,
emprisonné, emmuré et immobile,
solitaire parmi la foule humaine,
foule qui n'a plus d'affection ni de haine
mais dans la plus complète indifférence
tu cotoye tes semblables, triste, sans confiance.

Homme, insecte perdu dans l'immensité,
tu s abandonné dans ta morosité.
Michèle