Longs, longs sont les jours, longues sont les semaines...
Longues sont les heures vides qui se traînent...

Le temps se déroule patiemment, doucement,
à pas lents, souples, à pas feutrés, calmement,
égrenant des heures, unités formelles
et meutries à qui on a coupé les ailes,
des heures indispensables, dérisoires,
baignant dans le bain ténu de l'accessoire...

Des heures quotidiennes et solitaires
des heures pauvres où le coeur doit se taire ;
des heures pauvres où la vie est en sommeil ;
des heures tristes où la vie attend l'éveil.

Heures du passé-futur obligatoire,
heures nécessaires : notre purgatoire
car le temps mêle aussi par nécessité
l'éphémère absurde dans l'immensité.
Michèle