Tu te dresses comme un arbre immense
soutenu par la superbe arrogeance
à la face du monde, orgueilleusement,
tu exhibes tes éphémères arguments.

Armé d'une assurance dérisoire,
détenteur d'une vérité illusoire
fier d'un pouvoir superficiel, provisoire
Grand arbre, ta puissance est accessoire.

Tes succès, tes victoires sont des feuilles d'or.
Palmes de gloire sur lesquelles tu t'endors
et tes espoirs sont des bourgeons d'espérance
où tu miseras toutes ta confiance.

Tu resplendiras dans un très fragile bonheur,
couronnement en une explosion de fleurs,
autant de décorations à ton fier orgueil
qui se faneront, hélàs, voilà bien l'écueil.

Pour t'élever, tu en oublies tes racines.
Ton intégrité, en fait, tu assassines.
Michèle