Univers en mouvement,
univers dans le tourment,
tu parais immobile,
tu parais bien docile
à notre agitation,
notre monde en fusion.

Tu marches à petits pas.
Doucement, on ne t'entend pas ;
mais tu vis dans la grandeur
car tu vis en profondeur.

Calmement, sans faire de bruit,
le jour fait place à la nuit ;
le vent chasse les nuages ;
le soleil après l'orage
embellit le ciel éternel
d'un paradis d'or et de miel.

Les plantes naissent et meurent
sans crier, à chaque heure ;
elles saluent ta beauté
en toute sérénité.

Les arbres te font la fête ;
ils dressent leur cou, leur tête ;
les animaux en harmonie
suivent un rythme défini.

Mais l'homme, cet orgueilleux,
a les yeux clos, n'a plus d'yeux.
Michèle