Petite fleur sauvage
très souvent, tu es en cage
dans les prisons de ta ville.
Tu attends immobile...

Là, ton parfum n'a plus de sens.
Pour les hommes, tu es l'absent,
l'anonyme, l'identique.
A personne ne t'expliques.

Existence de passage
tu es dans un rouage ;
tu es l'humbre prisonnier ;
ta liberté , dois la nier !

Petite fleur sauvage,
tu es prise dans l'engrenage
mais si pour un seul être,
tu peux encore renaître...

Si pour un seul être tu existes
tu ne dois pas être triste.
Michèle