
La terre est son royaume
et les cieux son empire.
L'univers ne peut suffire
à l'espérance de l'homme.
Guidé par sa lucidité,
il vit dans un cercle fini
mais il ressent l'infini
qui répond à sa vérité.
Attiré par l'immensité,
il a pourtant le vertige ;
alors, parfois il transige,
choisissant la facilité.
Bloquant sa vie sur l'essentiel :
"oui à l'avoir, non à l'être"
Niant les "pourquoi", les " peut-être",
il ne regarde plus le ciel.
Le dos courbé, la tête basse,
il va, il vient, il s'agite ;
mais jamais il ne cogite.
Ses jours vides se passent...
Car il refuse de grandir,
cet insensé, cet ingénu ;
il a peur de l'inconnu.
Il préfère s'étourdir....
Michèle