On naît, on vit, on meurt ; tel est notre parcours.
La vie telle une rivière suit son cours.

Elle peut être brève, petit affluent ;
insignifiante, emportée par le vent,
elle disparaît avant que d'avoir vécu,
impalpable, fragile flaque d'eau déçue.

Elle peut être courte mais ardente
cascade intrépide et turbulente,
remarquable par toute sa vivacité.
La fougue, l'ardeur et l'impétuosité
qui l'animent valent bien la sécurité,
le calme tranquille et la sérénité
des eaux dormantes, douces et immobiles
qui coulent doucettement toujours tranquilles.

Parfois la vie est un torrent. Très agitée,
se heurte, se cogne, toujours précipitée
contre les flux et reflux de l'existence
avec rage, passion, beaucoup d'impatience.

Ou alors c'est un long fleuve impassible
qui n'espère pas de la vie l'impossible,
mais jusqu'à la fin va d'un train de sénateur,
recevant les ruisseaux de joie avec lenteur
et les grands cours d'eau de peine avec calme
car la vie, somme toute, n'est pas un drame.

Simple passage visible à tous nos yeux,
cadeau vivant et inestimable des dieux.