Tu vis dans un univers
où tout est clair.
Tu vis sans te poser de questions.
Tu suis tout simplement ton sillon.
Tu as des habitudes.
Tu as des certitudes.
Pour te soutenir, plusieurs béquilles
qui te sécurisent, homme de la ville.
Tu vis suivant un programme
qui remplit toute ton âme.
Ton rythme n'est pas biologique.
Ton rythme n'est pas très logique.
Tu suis le mouvement.
Tu suis des règlements,
des règles et des lois
qui décident pour toi.
On t'entraîne, on t'enrôle
dans une ronde folle
où tu dois jouer un rôle ;
tu t'agites, tu t'affoles.
Tu aimes ce que l'on doit aimer.
Tu t'animes quand on doit s'animer.
Par toi-même tu ne penses plus.
C'est devenu inutile, superflu.
Tu deviens robotisé.
Tu deviens civilisé.
La Nature pour toi n'a plus d'importance ;
elle ne règle plus ton existence.
Avec quelques remords,
tu vis comme un vivant mort.
Michèle